“La situation est de plus en plus chaotique. Scandale MedPoint, saga Infinity et les augmentations de prix sont autant de facteurs qui contribuent à cette dégradation majeure”, dit sans ambages le leader du Mouvement Mauricien Social Démocrate (MMSD), Éric Guimbeau. Il animait une conférence de presse, vendredi matin.

Ne ménageant aucunement ses propos contre le gouvernement actuel, Éric Guimbeau, également député de la circonscription no 17, Curepipe/Midlands, a déploré qu’un flou total et un manque de transparence entourent plusieurs sujets d’actualité. Il est revenu sur les scandales entourant l’acquisition de terres pour la construction de la State Secondary School de Triolet et a donc consigné une déposition à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) mercredi dernier.

S’agissant du renvoi des élections municipales, le leader du MMSD juge cette situation “inaceptab“. Il estime que “le gouverman actuel pe azir en vre dictater ek pe pran Constitution kuma dir carnet la boutik”. Évoquant la situation à Rodrigues, le parlementaire estime que Rodrigues est encore un “ghetto” compte tenu du manque d’infrastructures. “Rodrigues et Agaléga sont restés les enfants pauvres de l’indépendance“, martèle-t-il. Le développement, dit-il, aurait dû être équitable dans les deux îles. Il va même plus loin en affirmant que Rodrigues devrait avoir une certaine autonomie financière. Parlant de son voyage dans l’île le mois dernier, Éric Guimbeau affirme qu’il est en discussion avec le Groupement Indépendantiste Rodriguais (GIP), dirigé par Merville Prudence. “Rien n’est encore conclu mais il se pourrait que nous alignions des candidats en cas d’élections”, précise-t-il.

Eric Guimbeau s’est ensuite appesanti sur la cherté de la vie, qu’il condamne sévèrement. “Inn ler ki gouverman aret zoue ek sentiments dimounes ek pran zot destin dan lamé. Ek sel fason fer sa, se desan lor lari manifesté. Nou dir assez: neplis kapav avale tou kalité coulevres“, fulmine-t-il.

En ce qui concerne les Chagos, le député du n° 17 estime que le flou perdure et qu’il faudrait instituer un forum-débat entre politiciens et historiens en vue de connaître les raisons exactes de l’excision des Chagos.

Au vu de la situation “chaotique” qui prévaut, le parlementaire donne la garantie qu’il reviendra à la charge très prochainement à l’Assemblée nationale.

Le Week End du Dimanche 20 Mars 2011