Intervention sur le budget speech 2010
Le Parlement November 30th, 2009Mr E. Guimbeau (First Member for Curepipe & Midlands): M. le président, c’est un
plaisir pour moi aujourd’hui de m’adresser à cette auguste assemblée en tant que député
indépendant, membre du Mouvement Mauricien Social Démocrate car le parti lui est parti de
l’autre côté de la chambre. Le slogan du Mouvement Mauricien Social Démocrate c’est la
vérité, l’intégrité et la transparence. Trois mots absents dans la gestion du pays par l’alliance qui
nous dirige.
M. le président, je voudrais dire que j’ai écouté nos deux frères Rodriguais et cela fait
mal au coeur. Qu’on le veuille ou pas, les Rodriguais font partie de la République. Si j’ai un
conseil à donner à nos frères Rodriguais aujourd’hui, je crois que le moment est arrivé pour que
nos frères Rodriguais aillent eux-mêmes frapper aux portes de nos pays amis, des institutions
financières car c’est inacceptable ce qu’on a entendu ici dans cette Chambre. L’île Rodrigues est
toujours la cinquième roue de la charrue et l’enfant pauvre de tout développement de la
République surtout sous ce présent gouvernement. Ceci est inacceptable et c’est malheureux de
constater cet état de choses. Donc, nous dans l’opposition, nous sympathisons avec nos frères
Rodriguais et dans quelques mois les choses vont changer. Prenez patience!
M. le président, je ne vais pas polémiquer, j’ai entendu l’honorable Ms Deerpalsing dire
quelques mots. Je vais soulever un seul point parce qu’ils veulent essayer de se faire passer pour
des saints. N’oublions pas la campagne en 2005! Je prends un item sur CTDS. Qu’est-ce que
nous n’avons pas entendu venant des membres du gouvernement.
L’honorable ministre des finances, en parlant du CTDS, avait lui-même dit « scandale du
siècle ». Il sourit, c’est vrai ! Et l’honorable Ms Deerpalsing parlait de magouille. Le Premier
ministre martelait dans tous ses meetings qu’il allait faire une commission d’enquête enn fois
arrive dans pouvoir. M. le président, j’ai posé quatre questions parlementaires pour demander où
était la commission d’enquête. La première réponse a été qu’ils ont institué un Fact- Finding
Committee. Finalement, je suis revenu à la charge pour demander où est le Fact-Finding
Committee, l’autre réponse a été qu’ils ont fait un High- Powered Committee.
Finalement, je suis revenu à la charge, M. le président, pour demander où on en est
avec le High Powered Committee et là il n’y a pas un mot. Ceci vient démontrer la démagogie
infecte de la campagne qui s’est passée en 2005 et nous rentrons en pleine campagne dans
quelques temps. Je fais un appel à nos dirigeants de l’Alliance Sociale de changer de disque
parce que ce disque est rayé. L’île Maurice a évolué, M. le président.
Nous voici donc enfin arrivés au cinquième et dernier budget de l’Alliance dite sociale.
Cette même alliance qui quatre ans et demi de cela avait promis monts et merveilles à toute la
nation mauricienne, une alliance qui avait promis de changer la vie de tout ce peuple admirable
en cent jours, M. le président. Il ne faut pas oublier la démagogie dans laquelle la dernière
campagne a été faite. Cette même alliance avait comme principal thème la démocratisation de
l’économie avec toutes les connotations qu’elle véhiculait faisant ainsi croire aux mauriciennes
et mauriciens la nouvelle terre promise, cette terre où le soleil brille pour tout le monde, une île
Maurice pour tous. Aujourd’hui, nous ne pouvons malheureusement que constater une île
Maurice à deux vitesses avec une consolidation de l’économie dans la main d’une poignée de
petits copains et de gros requins proches du pouvoir qui font la pluie et le beau temps en criant
sur tous les toits ‘gouvernement dan nou la main’.
M. le président, la PNQ de ce matin en dit long. Concernant le Stimulus Package, nous
avons vu RS Denim appartenant à un député et le Infinity BPO appartenant à un Adviser au
Prime Minister’s office. Donc, cela démontre, quel genre de gouvernement que c’est. Aussi il ne
faut pas oublier pendant la campagne, le Premier ministre disait: ça fois là bef travay, bef manger
et, aujourd’hui, c’est bef travay, ti copains manzé, M. le président. Un favoritisme infect
dépassant toutes les limites de l’acceptable; des passe-droits comme nous n’en avons jamais vus
dans le passé. La méritocratie n’existe plus, les institutions sont bafouées. Le racisme, le
castéisme et le communalisme sont à leur apogée et demeurent ainsi le critère prédominant dans
tout exercice de promotion et de recrutement, M. le président. Nous sommes désormais tous
témoins de l’émergence de cette île Maurice à deux vitesses.
M. le président, l’Alliance Sociale est à la fin de son mandat très, très bientôt et, bien
entendu, l’heure est au bilan. Je profiterai de ces quelques minutes qui me sont accordées afin de
démontrer en quelques points ce fameux bilan et le peuple sera libre de juger par lui-même s’il a
été berné ou pas et si sa vie a vraiment changé pour le mieux comme promis durant la campagne
de 2005 par les membres de l’Alliance Sociale, dirigée par le Parti Travailliste accompagné de
ses petites béquilles – si je ne me trompe pas à ce jour ils sont presque sept – le Parti Travailliste,
le PMSD, le PMXD, le MR, le MSD, les Verts et le MSM. Enfin, on ne sait pas pour le MSM,
on attend. On disait Blanche Neige et les sept nains et, aujourd’hui, on dit Navin et les sept
béquilles.
(Interruptions)
M. le président, un petit mot à mon ex-Leader, je le vois qu’il s’excite. C’est la deuxième
fois qu’il cross the floor en espérant devenir un ministre et c’est la deuxième fois que le Premier
ministre lui donne un body guard, mais pas la fonction de ministre. C’est du jamais vu, M. le
président !
(Interruptions)
Mr Speaker : Order, order !
Mr Guimbeau: Ce présent budget n’a été rien d’autre qu’un prolongement de fausses
promesses des quatre précédents budgets. Les effets d’annonce se sont amplifiés budget après
budget et nous sommes loin de constater le fameux ‘rezilta lor rezilta’ un slogan creux dénué de
tout sens, utilisé par certains afin de faire croire que le pays avance, que le pays progresse.
Les deux principaux secteurs qui maintiennent le pays debout le ICT qualifié d’éléphant
blanc sans compter la démagogie communale infecte sur les terres d’Illovo, où se trouve la Cyber
Cité et les IRS qualifiés d’apartheid économique et de ghetto de riches. Aujourd’hui, ces deux
secteurs qui ont pris naissance sous l’ancien gouvernement ont sauvé l’île Maurice de la
catastrophe économique et cela l’Alliance Sociale doit le reconnaître. Sans ces deux secteurs,
l’île Maurice serait en faillite totale aujourd’hui, M. le président. Le bilan de ce gouvernement
fait honte. Entre les pertes de six milliards sur le hedging d’Air Mauritius, les trois milliards de
la STC, sans compter tous les sagas de lait et de farine où les petits copains vont négocier les
contrats de farine; sans compter le gaspillage indécent comme l’a démontré le dernier rapport de
l’audit cinq milliards de roupies et le ministre des finances parlait de war against waste.
(Interruptions)
La guerre contre le gaspillage, that is what the hon. Minister is saying. He forgot about that.
Tous les gros projets d’infrastructure sont restés des effets d’annonce, M. le président : le Dream
Bridge, depuis cinq ans, on nous sonne les oreilles avec; le Ring Road, le fameux tunnel, le bus
lane et j’en passe. Le pays perd des milliards dans les congestions routières et les propriétaires
de voitures et voyageurs en bus sont de plus en plus stressés. L’Alliance Sociale a aujourd’hui
rendu les mauriciens un peuple stressé. La CWA, la CEB, la NTA, la Wastewater Authority et
tous les corps paraétatiques sont dans le rouge. Ils portent bien la couleur. Les autres projets
annoncés depuis quatre ans et demi : Le Land Oceanic est toujours au stade d’annonce. Le MID -
toujours rien de concret. Joël de Rosnay, où est-il ? Fantôme. On ne le voit plus. Né pli tender.
Ine dire li lève paquet. L’aéroport, le port attendent toujours d’être modernisés. Le Procurement
Board est un leurre, M. le président et, ce matin, je vois le Central Procurement Board accusé
de traitements de faveurs. C’était dit et c’était connu d’avance, M. le président – les petits
copains ! La télévision privée est un bluff. La réforme électorale et le financement des partis
politiques, un mensonge. L’Equal Opportunity un eye wash. Les scandales que nous avons vécus
tels que le scandale de Boskalis. Les scandales à la douane : les whiskys – trois cents millions. A
l’ICAC, la seule enquête qu’on ait entendu parler c’était le téléviseur de Bert Cunningham où il
était accusé et, finalement, il était pris comme témoin contre le douanier. C’est du jamais vu, M.
le président ! Scandale de passe-droits à l’aéroport. CCTV camera filmait où les petits copains
passaient dans le green channel avec des produits. Scandale à la banque de Maurice – nous
vivons cela actuellement. La fermeture de Desbro; l’arrêt d’opération de Catovair. Voila les
résultats. Tentative de fermeture des Moulins de la Concorde. Tentative de fermeture de KFC
sans compter la façon de faire du ministre des finances avec les taxes sur l’épargne, le NRPT et
toute une série, mais je m’attarderai quelque peu sur un secteur qui m’interpelle car il est selon
mon humble avis celui où il y a le plus de scandales, c’est celui des terres de l’État. Et,
malheureusement, le ministre, dans son budget, ne propose rien afin d’arrêter cette hémorragie,
mais je le laisse libre à sa conscience, M. le président.
Je vais dire un petit mot sur les terres de l’État parce que le budget on ne souffle pas mot.
M. le président, depuis 2005, j’ai tiré la sonnette d’alarme concernant les pratiques abusives sur
l’allocation des terres de l’État. J’ai posé des dizaines de questions parlementaires qui,
malheureusement, trop souvent sont restées sans réponse et je n’ai pas eu d’autre recours que
d’aller frapper à la porte de la Central CID et, surtout, pas celle de l’ICAC car la confiance de
cette institution, gouffre de fonds publics, est entamée.
Mr Speaker: The hon. Member has to come with a substantive motion if he wants to
criticise.
Mr Guimbeau: Okay, but still it is.
Mr Speaker: I told the hon. Member that he could not continue unless he respects my
ruling.
Mr Guimbeau: I do respect, Mr Speaker, Sir.
Je pensais sincèrement que dans le budget le ministre des finances serait venu avec
certaines propositions afin d’amender la State Land Act qui aurait permis de mettre un frein à la
braderie des terres de l’État. Malheureusement, le ministre des finances n’a pas soufflé mot et ce
silence est inquiétant, M. le président.
J’ai une lettre d’un investisseur que je voudrais partager avec la Chambre pour venir
démontrer les pratiques actuelles. Je cite -
_I am an investor and was proposed land for hotel construction. However, I was shocked
that State lands are being sold at so exorbitant price to the benefit of politicians and their
agents. I was proposed to pay the agent of politician in USD or Euro in Dubai or
Switzerland.”
C’est une lettre d’un investisseur, M. le président. Companies are being registered by agents, I
won’t name the party. The financial position of these companies does not justify land allocation
to them. They identified State land, reservation letter is issued to them, they start finding
investors. The conditions in the reservation letter are delayed intentionally because of delay in
finding investors. The Letter of Intent must follow within a reasonable time after the reservation
letter is issued. Officers are instructed to delay the issue till the agent finds customers for the
State land. Investors are proposed to open an ‘escrow’ account to put the money which will be
paid to a political agent in exchange of shares to the investors. This is a very clever scheme to
make easy money, Mr Speaker, Sir.
I would like to ask a few questions. Why is it that la clause 18 dans le lease agreement
n’est pas amendée? Why a certified bank statement is not asked from the bank on the financial
soundness of the applicant? Does the Permanent Secretary examine the application in all fairness
before submitting it to the Cabinet? Why is it that when there is so long delay to satisfy the
conditions in the reservation letter, it is not cancelled? Il y a un delay qui, malheureusement,
n’est jamais respecté. Why the Government does not invite tenders as in Singapore? Why the
tenders are not opened in the presence of all the interested parties, Mr Speaker, Sir? Nous
connaissons tous la réponse. Agricultural lands have also been allocated to political agents at
Palmar, Trou- aux-Biches. I will come to details, Mr Speaker, Sir. These lands have never been
cultivated and the lands will be converted later for industrial use and sold to investors.
Another letter received and I quote “Mr ‘X’, a former Senior Surveyor of the Ministry of
Housing and Lands has been involved in many transactions. In this case he has obtained a
cultivation lease of over 2 arpents of prime land pied dans l’eau, Pas Géometrique land at Flic
en Flac for cultivation with permission to erect technician quarters. He applied for the conversion
of land from cultivation to bungalow complex. Finally, he and his son sold their shares. M. le
président, j’ai posé des questions parlementaires sur tous ces issues, but I never got any answers
and that is why I went to the Central CID and gave all these details. I want to go through some of
the scandals and I quote from press release : « Après l’octroi des lettres de réservation des
dessous de la surenchère des Pas Géométriques, qui sont traités comme des commodités, des
pseudo promoteurs, hôteliers s’adonnent à des tractations. Dans la quête du jackpot ils vendent
et revendent leurs compagnies. M. le président, une compagnie au capital de R100,000 vendue à
R 35 millions ».
(Interruptions)
Autre titre : « Concernant les lettres de réservation des Pas Géométriques, les nordistes sont en
force parmi les bénéficiaires » Intriguant ! Il n’est pas donné aux communs des mortels ni à une
petite compagnie de construire un hôtel touristique. Cependant le gouvernement Mauricien
accorde des lettres de réservation des Pas Géométriques à des compagnies fraîchement mises sur
pied par des particuliers. C’est ce qui ressort de l’enquête auprès du Registrar of Companies. M.
le président, je vais vous citer quelques compagnies. Lotus Resort Ltd. : 7 arpents à Balaclava
avec pour capital R10,000 ; Kohinoor Investment Holdings : 11 arpents 7 perches à Balaclava en
Juillet 2008 ; Sai Hotel Ltd. : 2 arpents à Balaclava en 2007 ; V.K.A. Ltd : 1 arpent à Belle
Mare ; BR Property Ltd : 12 arpents à Merville ; Red Pepper : 3045 mètres carrés à Cap
Malheureux.
(Interruptions)
J’ai demandé à plusieurs reprises dans la presse et au Parlement « Une commission d’enquête est
nécessaire » mais on attend toujours, M. le président.
(Interruptions)
Pas gagne tracas journal là ! Leaside Ltd.: 11 arpents à Bel Ombre; les Holly’s :1277 mètres
carrés; White Water Consulting: 4 arpents à Balaclava; Nath and Nath: 2 arpents à Balaclava. I
can go on, Mr Speaker, Sir.
(Interruptions)
Bientôt 350 arpents à distribuer avant les élections ! Nous pou guette film ! Big business pour les
spéculateurs ! Je vous ai expliqué tout le mécanisme de l’octroi. M. le président, nous voilà en
présence d’une série de scandales. Malheureusement, le gouvernement pratique toujours la
politique de l’autruche. Il y a des milliards de roupies sur les transactions des terres de l’état et
des centaines d’arpents de nos plus précieuses terres sont sujettes à des spéculations outrancières.
Le gouvernement ne réagit toujours pas. La révision des baux industriels pour bungalow complex
et appartements et autres activités commerciales se fait toujours attendre, M. le président, car
politiquement parlant, cela risque de faire mal. Nos meilleurs sites sont loués à quelques roupies
tels que l’île aux Bénitiers, l’île Plate, l’île au Gabriel, des centaines d’arpents à Balaclava,
Palmar, Flic en Flac et à Merville et autres terres sur le littoral dont récemment le President
Bungalow et j’ai posé une question parlementaire pour demain. Apparemment, le bungalow du
président aussi sera donné aux petits copains à Anse-La-Raie. Nous attendons la réponse.
Maintenant nous pouvons nous étendre sur les terres autre que la côte où les terres de
l’état sont louées à quatre sous. Prenons le projet Tianli. Je sais quelle est la position du ministre
là-dessus. Nous ne sommes pas contre le développement, M. le président, mais c’est un
développement privé sur des terres de l’état. Ce que nous demandons c’est le fair share paid à
l’état et non pas R 100 l’arpent comme cela a été fait, d’autant plus qu’il y a des centaines de
millions de roupies dans les infrastructures routières, CWA et Wastewater. Des centaines de
millions de roupies sont données pour une location de R 100 par arpent. Un investissement privé
comme Apollo Bramwell Hospital à R 50 l’arpent. Ici aussi, nous ne sommes pas contre, mais ce
sont des investissements privés. Gamma Coventa, en contradiction totale avec le State Land Act,
une industrie polluante tout à fait opposée à la vision du MID. Aujourd’hui Gamma Coventa va
construire sur des terres de l’état. Dans toute cette saga des terres de l’état, seule une petite
catégorie a été ciblée et le ministre a annoncé récemment que le gouvernement a récolté près de
R 1.5 milliards sur ces baux. Toute cette catégorie de locataires sans exception ont eu à se plier à
la volonté du ministre sous menace d’être expulsés de leurs maisons. Malheureusement, les
vieux que le ministre pensait ne seraient plus là aujourd’hui, sont toujours là. Nombreux sont
ceux qui ont eu à tout vendre afin de pouvoir rester sous un toit durant les derniers jours de leur
vie. Je fais un appel et lance un défi ici dans cette Chambre au ministre des finances en tant
qu’homme responsable de demander l’institution d’une commission d’enquête sur l’allocation
des terres de l’état de Juillet 2005 à ce jour. Il est incapable de le faire, M. le président, et il
connait la raison pour laquelle il ne peut s’aventurer dans une telle démarche.
(Interruptions)
Mo là depuis 2005! If they want to talk about 2000, go ahead and do it! They can go ahead and
do it just like I did! I went to the Central CID and I gave in all those cases there! So, they can go
ahead and do it as well!
J’attends toujours la réponse à ma question parlementaire du 12 août 2008 concernant la
liste des baux transférés, le montant du land transfer tax et registration duty. Donc, M. le
président, comme je disais, tous ces dossiers ont été référés à la Central CID, et pourquoi ? C’est
parce que dans la Chambre quand on pose des questions aux ministres, ils ne nous répondent pas.
J’insiste et le Speaker cite Erskine May. Je respecte le ruling. Aujourd’hui, j’ai un deuxième
parlement qui se trouve aux Casernes Centrale et j’espère qu’ils pourront faire le travail
correctement.
Un autre scandale que j’ai soulevé dans cette même Chambre, c’est celui de SSS Triolet
sur des terres agricoles sous drip irrigation.
Mr Speaker: I am sorry. I heard the hon. Member saying that there is a second
Parliament in Casernes Centrales. What does he mean? Does he mean that he is prevented from
speaking in the House or from doing his work in this House? Can I have some clarifications?
Mr Guimbeau: Yes Mr Speaker, Sir, I can tell you why. Every time I put a question, I
never get the answer. When I come back three months later, I also never get the answer.
Mr Speaker: That is the point. The hon. Member is criticising those who do not answer
…
Mr Guimbeau: Yes and when I insist to get the answer you stand up and say you cannot
force..
Mr Speaker: The hon. Member has been a Member of Parliament for the last ten years
in this House. He reads Erskine May. In the Erskine May, it is stated that the Chair cannot force
a Minister to give his answer.
(Interruptions)
Wait! If a Minister had promised to do something and he has not done it, the hon. Member can
come back with the question after three months. If that same thing happens, this is the Standing
Order, I am helpless, and he must understand that.
Mr Guimbeau: Mr Speaker, Sir, what you are saying is exactly what I was saying. We
are talking the same language Mr Speaker, Sir.
Mr Speaker: Yes, but the hon. Member must not say that the Chair prevents him from
doing his work, this is casting aspersion on the conduct of the Chair.
(Interruptions)
I do not want to hear anybody. I am clear on this.
Mr Guimbeau: Mr Speaker, Sir, I never said that the Chair is preventing me from doing
my job. I said when I insist, you talk about Erskine May and I do respect that.
(Interruptions)
Mr Speaker: Ok, thank you.
Mr Guimbeau: Of course, this is what I said, Mr Speaker, Sir!
Mr Speaker: I apply the Standing Orders.
Mr Guimbeau: There is no problem, I respect that and I respect the Chair as well, Mr
Speaker, Sir.
Mr Speaker, Sir, I am coming to SSS Triolet, where the Government Valuer a donné son
chiffre et le Board of Assessment le tient. Aujourd’hui, quand je pose des questions, le ministre,
bien sûr, se cache derrière le Board of Assessment. I put a PQ No. B/1054, asking release of
land which has been compulsorily acquired. So when I go on the list I see a construction of
Sebastopol SSS, assessed by Government Valuer : Rs465,000, the actual amount compensation
paid: Rs465,000, this is ok. Construction of roundabout at junction Montagne Blanche, assessed
by Government Valuer: Rs1.7 m., actual amount paid Rs1.7 m. on 14 February 2007. When I go
down the list Mr Speaker, Sir, I see market fair Triolet, Rs408,000 assessed by Government,
Rs408,000 compensation paid, perfect. But now I come to the extension of SSS land for
construction of schools at Triolet Mr Speaker, Sir, assessed as per Government Valuer:
Rs680,000. Board of Assessment award Rs7, 575,810, le 02 juillet 2007. Extension of SSS:
Land for school at Triolet, this is another plot assessed by Government: Rs692,000. Board of
Assessment award Rs7, 698,486, le 02 juillet 2007. Troisième terrain évalué à R 380,000, Board
of Assessment award : Rs4,217,166 M. le président, une déposition a été faite à la Central CID
et je souhaite que le Board of Assessment award puisse prendre l’entière responsabilité du
chiffre qu’il avance M. le président.
M. le président, je voudrais maintenant dire un petit mot sur un autre scandale qui nous
fait mal surtout quand nous parlons du social housing. J’ai été témoin oculaire de l’éviction des
malheureuses familles de squatters de Karo Kalyptis à Belle Mare quelque temps de cela.
Special Mobile Force, chiens loups, matraques, mitraillettes, enfants traumatisés, hurlant alors
que la SMF écrasait leurs abris de fortune. Une fois leur carnage terminé, les hommes du
gouvernement sont repartis laissant derrière eux des dizaines de familles, bébés, enfants et les
femmes à la belle étoile. Aucune provision n’était faite pour ces familles en détresse. Elles
étaient traitées comme de vulgaires criminels, des hors la loi. Depuis ce jour, il y plus de quatre
ans, j’ai vite réalisé que l’Alliance dite sociale n’était rien d’autre qu’une alliance faisant partie
d’un gouvernement sans coeur M. le président.
La priorité du gouvernement était loin d’être celle promise durant la campagne électorale.
La politique du gouvernement ‘un toit pout toi’, a été un échec total, un effet d’annonce afin
d’attirer les plus pauvres de la société dans leur filet, leur faisant croire que chaque famille serait
pourvue d’une maison.
Pour nous tous ici présents, la NHDC a été conçue pour venir en aide aux familles très
modestes, afin de les aider à se procurer un logement. L’Alliance Sociale nous a gavés de ce
slogan ‘un toit pour toi’. Une honte M. le président ! Nous voici au 5eme et dernier budget de
l’Alliance Sociale. Le ministre des finances a promis tout au long de son mandat, des maisons
pour familles pauvres. Rien n’a été fait! Dans ce budget subitement on annonce 5,000 maisons
à la fin du mandat, pour les familles dont les revenus dépassent R 5,000. 5,000 autres maisons
pour ceux qui touchent entre R 5,000 et R 10,000 et 2,500 lots de terrains pour ceux qui touchent
plus de R 16,500.
(Interruptions)
Zéro pas fine faire.
Subitement à la veille des élections générales, on vient promettre plus de 10,000
logements et la réhabilitation de 8,200 appartements de la NHDC pour R 280 millions. C’est
malhonnête M. le président. L’Alliance Sociale n’a jamais cru dans la construction des maisons
pour des familles pauvres. Du reste, dans les grandes dépenses de l’état, dans ce budget le Social
Housing reste une fois de plus l’enfant pauvre quand on compare la santé : R5.5 milliard,
l’éducation R10 milliard et R1 milliard pour le Social Housing.
Un logement aussi modeste soit-il est une priorité, un besoin sine qua non pour qu’une
famille puisse grandir, s’épanouir. Comment imaginer qu’une famille pauvre s’en sorte, si elle
n’a pas un toit pour s’abriter ! Comment voulez-vous que les enfants issus des familles pauvres
puissent étudier et réussir à leurs examens, s’ils n’ont pas un toit pour s’abriter et apprendre !
Par contre, M. le président, l’Alliance Sociale a démontré ses priorités en terme de logement.
Les masques sont tombés!
Récemment j’étais sur un site internet Servihoo et à ma grande surprise, j’ai pu lire dans
les petites annonces : ‘Mont Choisy, appartement NHDC meublé, deux chambres à coucher,
R16,000 par mois. Voilà le Social Housing sous l’Alliance Sociale, les maisons qui ont été faîtes
pour les petites familles!
Mr Speaker, Sir, just wait a few more months and you will see!
(Interruptions)
Attend to pu conner. La vérité va triompher M. le président.
(Interruptions)
Ne me menace pas! What I am saying is the truth and nobody will prevent me from telling the
truth in this House. Go back to the slogan of the MMSD and that will tell you everything.
Nous sommes tous au courant de la saga des appartements de la NHDC à Mont Choisy.
Ce dossier a aussi été déposé à la Centrale CID, M. le président. J’ai posé une question
parlementaire le 29 Juillet 2008, le no. B/975 voulant ainsi connaître les heureux bénéficiaires
des maisons de la NHDC. Le ministre a répondu qu’il y a un Fact-Finding Committee qui a été
institué. J’ai demandé que le rapport soit déposé est tel ne fut jamais le cas. Donc, ce dossier a
aussi été déposé à la Centrale CID et j’espère que le Board de la NHDC ainsi que le ministre
prendront l’entière responsabilité !
(Interruptions)
Non zot pu prend responsabilité pas moi !
Un autre scandale M. le président, the casting of Slabs Scheme. Certains ont bénéficié
plusieurs fois du même avantage. J’ai demandé à ce qu’on dépose la liste des bénéficiaires, à ce
jour zéro, sous prétexte qu’il y a 1,000 ou 2,000 demandes.
(Interruptions)
Riez !
Mr Speaker, Sir, je vais dire un petit mot sur le law and order. Concernant le law and
order à l’item 350, je cite « we have made good progress to increase security for our citizens. »
This is a joke Mr Speaker, Sir, this is a big joke! Il faudrait que les ministres descendent de leur
tour d’ivoire et aillent voir out there – comme notre ami l’honorable Dr. Arvin Boolell disait
quand il était dans opposition, out there – ce qui se passe. Il se ne passe pas un jour où on
n’entend pas parler de crime, viol, massacre, vol, kidnapping, suicide, violence sur les enfants.
La situation s’est gravement détériorée. Aujourd’hui, le mauricien ne se sent plus en sécurité
dans sa propre maison. Ecoutez les radios libres – heureusement, sous l’ancien gouvernement
nous sommes venus avec les radios libres – un samedi, un dimanche ou les après-midis et ils
jugeront par eux-mêmes! Récemment, je suis tombé sur un autre article sur l’internet et cela
vaut la peine de lire. « Ile Maurice, premier drogué du continent africain » Une grosse seringue
comme symbole, M. le président! Voilà, notre symbole! Cela aurait coûté moins cher que
‘Mauritius, c’est un plaisir’. Une seringue comme symbole, c’est honteux, M. le président! Je
vais lire l’article: « Ile Maurice, premier drogué du continent africain » posté sur Nouvopresse
dans le monde le 13 novembre 2009 -
« Palaces luxueux, soleil, plages de sable fin. Cette île de l’Océan indien est aussi le
paradis des drogués. L’île Maurice se voit ainsi « primée » dans un secteur cette fois peu
reluisant : la consommation de drogues. Selon le rapport 2009 de l’Office des Nations unies sur
la drogue et le crime (UNODC), les Mauriciens sont, proportionnellement à leur nombre, les
Africains les plus accros aux opiacés. Avec un taux de prévalence de 1,95 consommateur pour
1,000 habitants, le pays se situe même à la deuxième place mondiale derrière l’Iran… sous le
soleil exactement. »
Cela valait la peine de le lire, M. le président. Maintenant je voudrais dire un mot
concernant les étudiants handicapés moteurs. C’est bien d’avoir penser à eux. Le ministre des
finances parlait de upholding with values of compassion et au paragraphe 285 de son discours du
budget, il dit -
« Some of these students have made extra efforts to reach the tertiary level. Government
wants to give them all the support they require, so that their disability does not stand
between them and their aspirations. For these students we are providing motorised
wheelchairs for use at the University of Mauritius and University of Technology”
Et là, je voudrais lire l’article de Jacques Lim Kee, président de la fédération des
associations des personnes handicapées de Maurice et président de la fraternité des malades et
des handicapés ayant pour titre « ridicule de mettre la charrue devant les boeufs ». Je cite Jacques
Lim Kee -
« J’aurais préféré entendre de la bouche du ministre que le coût du voyage en taxis pour
les enfants handicapés sera remboursé car il y a beaucoup de petits handicapés moteur qui
ne sont pas scolarisés parce qu’ils ne peuvent voyager en bus alors que le taxi est
coûteux. A l’université de Maurice et à l’université de technologie, ils sont peu
nombreux et il y aurait, apparemment, un seul handicapé moteur à l’université de
Maurice et personne à l’UTM, selon les services des admissions de ces deux institutions.
Je trouve cette mesure ridicule, sans compter le fait que les infrastructures à l’université
de Maurice ne permettraient pas un étudiant en fauteuil roulant de se mouvoir
pleinement …»
Quelles infrastructures !
« …Il aurait fallu aider les enfants handicapés moteur à avoir les mêmes chances que les
autres du même âge, qu’ils puissent être scolarisés normalement et de pouvoir briller. »
Ainsi, serait-il allé au primaire, puis au collège, et plus tard à l’université. L’actuelle
mesure est pour ainsi dire, mettre la charrue devant les boeufs. Le paragraphe 286 dit –
« We are refunding taxi fares for university students with disabilities »
It is only for university students, Mr Speaker, Sir. But this is not fair when we all know
how hard it is for a student with handicap to go by bus. What we are asking is to get a refund of
the taxi fares. The taxi can come in front of the door, pick up the children and then they can go
to the school. Why the Minister does this just for the university student? That is not fair!
(Interruptions)
When they do it, they should do it for all! On ne peut pas faire de la discrimination entre les
enfants handicapés, M. le président. This is not fair, Mr Speaker, Sir.
(Interruptions)
Je fais un appel au ministre des finances s’il peut reconsidérer et voir que les enfants
handicapés soient remboursés des frais de taxis.
(Interruptions)
Mr Speaker, Sir, he is the Minister of Finance, he is asking me what I have done! I have
not been Minister of Finance. If I were Minister of Finance, I would have done it a long time
ago, Mr Speaker, Sir. Hon. David asked me to speak fast while we spent three hours listening to
the Minister of Finance. At least, we should have a few minutes.
Mr Speaker: The hon. Member has been given 45 minutes.
Mr Guimbeau : Autre point, le gouvernement a backpedal, concernant l’accès au stade
pour les concerts. Le gouvernement has backpedaled afin d’autoriser à nouveau les concerts au
stade Anjalay et cela doit s’appliquer à tous les stades. Au paragraphe 194, il a dit-
« Such facilities are important to organise performances … »
They removed it and now they say it is very important. We are a bit perplexed. Mais le
plus important pour nos artistes est passé aux oubliettes. J’avais posé une question
parlementaire No. B/211: “if Government will consider introducing entertainment laws and if
Government is proposed to work on a salary scale structure for the sector.” Hon. Bunwaree
replied to me –
“Mr Speaker, Sir, I am aware of the problem prevailing in the entertainment sector due
the absence of legal frameworks. The quantum of pay to performing artists in the
entertainment sector is a matter of great concern to me. In fact, it has come to my
knowledge that there exist some sorts of exploitation of artists going on in that sector.”
Quand je lui ai demandé une question concernant le Copyright law, il a dit: “We are
working on it very actively”, Mr Speaker, Sir. Les élections sont dans quelques mois and we are
still waiting. Rien n’est mentionné dans ce budget concernant le salary scale structure, le
quantum of pay et le Copyright law en ce qui concerne nos artistes.
M. le président, je voudrais dire un mot sur l’Equal Opportunity Bill. J’ai soulevé ce
point pas moins que cinq fois concernant une promesse électorale faite par certains membres de
l’Assemblée ici.
(Interruptions)
Une promesse est une dette, M. le président !
J’ai une lettre du président de l’Assemblée de Dieu qui m’est adressée et je cite -
« Vous verrez ci-joint une lettre adressée au premier ministre, l’honorable Xavier Duval
et à l’Attorney Général, l’honorable, Rama Valayden. Ils sont tous intéressés à faire
passer un Act of Parliament pour reconnaitre l’Assemblée de Dieu. Mais rien n’a été fait
jusqu’ici. L’honorable Xavier Duval est venu me voir juste avant les élections générales
me disant que- le premier ministre avait changé, qu’il n’était plus contre l’Assemblée de
Dieu et qu’il allait faire de son mieux pour nous aider. Il m’a invité à son bureau quand il
était nommé ministre et on a discuté ensemble des critères à être exigés pour la
reconnaissance. Nous n’avons rien entendu depuis de sa part. Notre Attorney General
est venu chez moi pour me donner son consentement et son appui au projet de
reconnaissance. La cause est juste, a-t-il dit. Il a honoré de sa présence une convention
de pasteurs à la rue Ambrose pour nous dire qu’il est avec nous dans cette démarche.
Nous attendons toujours. »
Dans une autre lettre adressée au premier ministre en mai 2007, je cite -
“Hon. Xavier Duval called on me before the general election of 2005 and said that you
had promised to pass that Bill as soon you would come into power.”
He is close of losing power and we are still waiting, Mr Speaker, Sir.
In another letter addressed to the Prime Minister -
“I am sure that you remember that hon. Xavier Duval called me on the eve of the general
election and told me that you would do your best for the passing of a Bill.”
Enfin, l’espoir fait vivre ! Mais ce qui n’est pas juste et où il y de la discrimination,
c’est qu’il a une liste de pas moins d’une vingtaine d’organisations reconnues et je cite quelques
uns : Anglican Church Incorporation, the Hindu Mahajana Sangam Act, the New Jerusalem
Society Act etc. projets de loi ont passé, mais pas celui de l’Assemblée de Dieu jusqu’à présent.
This is unfair, but Government will pay the consequences.
Je voudrais soulever un autre point toujours en référence à l’Equal Opportunity. M. le
président, cela me parait unfair et je l’ai dit au Parlement mardi dernier. Tous les ans, depuis
l’indépendance – le ministre Bachoo avait repondu – le gouvernement alloue une somme
d’argent pour les infrastructures et autres facilités concernant les pèlerinages et autre activités
religieuses. Je pense que ce serait juste qu’une part de ce budget soit versée en tant que
sponsorship sur le billet d’avion des hajees qui vont à la Mecque, surtout ceux qui n’ont pas les
grands moyens. C’est unfair, M. le président.
Ce n’est pas une faveur qu’ils demandent. Ce sont des taxpayers, c’est un droit qu’ils
ont,. C’est un appel que je fais à la Chambre et je ne demande pas d’augmenter le budget, mais
de puiser dans ce budget existant et c’est cela le vrai equal opportunities, Mr Speaker, Sir.
M. le président, avant de conclure, il y a une tendance ces derniers temps de changement
de noms, d’infrastructures et de rues afin de les remplacer. Nous avons été témoins récemment à
Rose Hill, à Port Louis, où, on a retiré le nom d’un ancien maire pour mettre le nom d’un
nouveau maire. C’est inacceptable !
(Interruptions)
Ce qui fait que nous allons passer notre vie à changer des noms. Demain, quand le
ministre des finances, l’honorable Dr. Rama Sithanen ne sera plus là, il y aura un nom, on
changera de nom et cela ira comme ça. Cela ne se fait pas, M. le président. Nous passons notre
temps et notre énergie à effacer et à réécrire les noms des rues et des emplacements ; ceci n’est
pas correct. Nous ne sommes pas contre l’ajout des noms de ceux qui ont contribué, mais ce
n’est pas correct de changer les noms. Je vois à Curepipe, le seul développement qu’on a fait
c’est le changement de nom du Stade Georges V. Je n’ai rien contre, au contraire. La dernière
fois j’ai dit qu’on reconnaissait la contribution de M. Ram Ruhee dans le domaine du football.
Justement lors du Discours du Budget, le ministre des finances a parlé d’un stade dans le sud.
Un stade digne de ce nom serait plus souhaitable et non pas un pigeonnier comme le Stade
Georges V.
(Interruptions)
Non, mo pas bizin mo nom lor stade moi !
I am not like the Minister of Finance who wants his name everywhere. I am not this kind
of person, Mr Speaker, Sir. Donc, tout cela n’est pas digne d’une République.
Pour conclure, on entend souvent du côté de la majorité, que l’opposition ne propose rien.
Mais il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut entendre ou celui qui ne veut écouter.
(Interruptions)
Depuis des années le responsable du dossier économique du MMM, M. Vishnu
Lutchmeenarraidoo n’a pas manqué…
(Interruptions)
Qui arrivé là, gagne di mal là! Boubou ça ! Depuis des années…
(Interruptions)
Mr Speaker, Sir, I am concluding. Depuis des lustres, le responsable du dossier
économique du MMM, …
(Interruptions)
Mr Speaker: Order, order! Order, please!
Mr Guimbeau: …M. Vishnu Lutchmeenarraidoo n’a pas manqué une occasion de
conseiller, au gouvernement et à l’honorable Dr. Sithanen, d’investir dans l’or. Le ministre
Sithanen a ridiculisé cette proposition, l’a traité de stupide, d’imbécile et tous les mots qu’on
peut imaginer. Si seulement l’actuel ministre des finances avait écouté la proposition du futur
ministre des finances, le pays aurait bénéficié de R 22 milliards…
(Interruptions)
Mr Speaker: Order!
Mr Guimbeau: Quoique les R 22 milliards auraient été insuffisants pour absorber toutes
les frasques et les gabegies du présent gouvernement. Donc, M. le président, il ne sert à rien
pour les membres de la majorité de parler de proposition de l’opposition, nous serons traités
d’imbéciles et de stupides. Nos propositions, nous les mettrons en pratique dans quelques mois,
après que le peuple appliquera à son tour la politique ‘lève paquet’ envers un gouvernement sans
coeur, ni humaniste, un gouvernement de répression qui durant les four and a half dernières
années a traumatisé tout un peuple en le menant ainsi au bord de la détresse morale et financière.
Dans quelques mois ce peuple admirable qui a été profondément déçu par tant de fausses
promesses…
(Interruptions)
Mr Speaker: Order! I said order now! Order!
(Interruptions)
Hon. Dr. David, please! Hon. Bhagwan, please! Order!
Mr Guimbeau: I am concluding, Mr Speaker, Sir. Dans quelques mois ce peuple
admirable qui a été profondément déçu par tant de fausses promesses se rendra aux urnes et on
sent déjà à l’approche de 2010 ce wind of change…
(Interruptions)
Mr Speaker: Order!
Mr Guimbeau: Ce wind of change est dans l’air, le wind of change towards a true
Mauritius, towards a one and only Mauritius for all, where all the people of this motherland will
work and live in peace and harmony, together as a true nation, just as a bird of the same feathers
flock together without the ‘nou banne dimoune’, ‘nou dimoune’, ‘banne-là’, Mr Speaker, Sir.
C’est une atrocité.
M. le président, je souhaite à l’île Maurice un joyeux Noël et une bonne fête de fin
d’année à tous les collègues, ici présents, à tout le staff de l’Assemblée Nationale et à la presse.
Je voudrais vous remercier pour tout et je vous souhaite une bonne année, M. le président.
Merci.

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